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Bernadette MALGORN : défendre les atouts de Brest

Intervenant à l’occasion  du conseil municipal du 29 mars 2018, Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest,  a rappelé les atouts de Brest qu’il faut absolument défendre.

« Nous sommes réunis en ce 29 mars en session budgétaire, celle où en principe l’on décide des actions à entreprendre au cours de l’année. Celle-ci est déjà bien engagée et par ailleurs, nous le savons, l’appartenance de notre commune à la métropole et le partage des compétences entre les deux niveaux de collectivités fait reposer sur le budget de la métropole l’essentiel des actions qui influent sur la vitalité de notre ville.

Le caractère périphérique de notre localisation, nous sommes encore à 3 heures 42 de Paris, en moyenne, par le train, fait que nous devons développer d’autres atouts pour soutenir notre attractivité.

Nous en avons besoin.

Les services de la ville viennent de nous faire connaître le résultat de la mise à jour des listes électorales : une baisse de 2035 électeurs entre le 1er mars 2017 et le 1er mars 2018, à 84 732.

Alors que la balance des mouvements naturels de la démographie reste positive, il y a plus d’arrivées à la majorité électorale que de décès, les départs de la commune (836) sont plus nombreux que les arrivées (478).

Et des atouts, nous en avons :

–         L’excellence de notre appareil de formation. Le palmarès des lycées publié récemment montre que nos établissements brestois tant publics que privés non seulement obtiennent des taux de réussite remarquables au baccalauréat mais le font en accompagnant les élèves depuis la seconde jusqu’à la terminale et non par écrémage. Nos établissements supérieurs présentent aussi une palette de grande qualité. Mais les perspectives d’emploi offertes à des bac+3 à bac+5 sont trop limitées. Raison de plus pour défendre l’ancrage brestois d’un des premiers recruteurs du bassin d’emploi à ces niveaux, le Crédit Mutuel Arkéa, comme nous le ferons demain à la Métropole, je l’espère, à l’unanimité.

–         Les services à la population qu’il s’agisse de l’accueil de la petite enfance, de l’éducation populaire ou du sport. Mais en ce domaine, des clignotants s’allument. La qualité de ces services de proximité, bénéficiant encore de l’appui d’une forte propension au bénévolat, risque de s’effriter si nous tardons trop à mettre à niveau les équipements de quartiers et les équipements sportifs dont nous avons la responsabilité. J’ai souhaité en commission savoir où l’on en était du diagnostic du patrimoine immobilier de la collectivité. J’aimerais avoir une réponse précise sur ce point.

–         La sécurité. Brest était naguère reconnue comme une ville où l’on pouvait exercer la liberté fondamentale d’aller-et-venir, de jour comme de nuit, en tous lieux de l’espace public. Il est des solutions éprouvées qui ne sont toujours pas mises en œuvre à Brest et nous ne nous lasserons pas de les préconiser. Mais la tranquillité urbaine est aussi assurée, ce n’est pas un paradoxe, par l’animation, la circulation, le commerce.

–         Le commerce, à Brest comme ailleurs, doit s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs et proposer des nouvelles expériences clients. Certes c’est d’abord l’affaire des commerçants et ils connaissent leur métier. Mais nous savons l’importance de l’action collective pour reconquérir l’espace public en même temps que l’attractivité commerciale. Après un démarrage en fanfare avec les Etats-généraux du commerce, le recrutement du manager du centre-ville, le tonus semble fléchir. Des commerçants subissent des dommages directs ou économiques du fait de vandalisme, de débordements de violence, de mendicité envahissante. Ils se sentent souvent bien seuls. Quel est le soutien et l’accompagnement de la collectivité ?

Avant de conclure je voudrais vous remercier, monsieur le maire, d’avoir inscrit à notre ordre du jour une dénomination de rue que notre groupe avait proposée pour rendre hommage à la résistante Irène VALLE dont le courage, le patriotisme et la détermination pourront être donnés publiquement en exemple.

Mais  la résistance aujourd’hui s’exprime face au terrorisme le Colonel BELTRAME vient de le montrer. Brest pourrait honorer son héroïsme et sons sens de l’honneur en donnant à une artère de la ville. Je vous ai écrit en ce sens. Je vous remercie d’y donner suite.