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Bernadette MALGORN : OUI à la LGV pour Brest, NON à l’augmention de 11 % des taxes sur les entreprises et les salaires

Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest est intervenue à l’ouverture du conseil de Brest Métropole ce 1er février2019   pour rappeler  avec force son engagement et celui des élus des Rassemblement pour Brest   en faveur d’une véritable LGV  mettant Brest à 3h00 de Paris  et à 1h30 de Rennes.

Elle a fustigé la tiédeur de l’action de l’équipe Cuillandre sur ce sujet important pour l’attractivité de Brest.

Bernadette MALGORN a également  affirmer avec force l’opposition absolue du Rassemblement pour Brest face au projet de MM.  CUILLANDRE et NEDELEC  d’augmenter de 11 % la taxe du Versement transport qui pèse sur les entreprises et sur les salaires.

 

Nous publions ci-après sont intervention..

« L’actualité régionale et plusieurs rapports soumis à notre conseil nous inviteraient à porter un regard d’ensemble sur les questions de transport et de mobilité intéressant notre métropole.

Monsieur le Président, le lundi 26 novembre dernier, vous exprimiez votre douloureuse stupéfaction pour ce que vous avez qualifié de trahison de votre ami Masson dont vous aviez quelques jours auparavant accepté la démission de la première vice-présidence de notre métropole.

Je ne vais pas ici revenir sur l’affaire des indemnités des élus socialistes. Mais elle est pour nous symptomatique d’une façon de traiter les dossiers à la hussarde, sans cohérence et sans transparence. Ce qui évidemment met tout le dispositif en risque.

Eh, bien ! Monsieur Masson n’est plus là, mais ses méthodes ont toujours cours, soit qu’il ait fait des émules, soit que ces méthodes soient finalement … les vôtres.

Et elles n’ont même pas fait la preuve de leur efficacité.

Vous avez participé la semaine dernière à la Conférence territoriale de l’action publique (CTAP) consacrée au pacte d’accessibilité et de la mobilité pour la Bretagne, annoncé par le Président de la République lors de sa venue à Quimper le 21 juin dernier. Vous avez déploré la rupture d’égalité entre le Nord et le Sud breton, qui résultera de la création d’une ligne nouvelle Rennes-Redon tandis qu’au Nord, donc pour Brest, il n’est rien prévu.

Mais qu’avez-vous proposé concrètement, au-delà d’un amendement velléitaire sur un mode qui nous laisse en panne depuis sept ans. Ah, si ! Vous soutenez les études visant à augmenter le nombre de trains dits bolides de Paris vers Brest. Ce ne sera pas difficile : il n’y en a qu’un par semaine aujourd’hui, le 19h.06 de Paris à Brest en 3 heures 13. La durée moyenne des 10 liaisons quotidiennes, est désormais, selon la SNCF, de 3 heures 55.

Vous avez laissé passer les trains. Nous avions obtenu en 2011 l’inscription de la LGV au Schéma national des infrastructures de transports (SNIT) parmi les priorités. Nous ne vous avons guère entendu quand vos amis au gouvernement ont déclassé le projet pour le ranger dans les hypothèses à réaliser après 2030. L’intérêt territorial aurait-il cédé à la solidarité partisane ?

Il faut dire que Monsieur Le Drian, pourtant votre ami politique à l’époque, ne vous a pas aidé. Et aujourd’hui il y en a pour Rennes-Nantes et le sud Bretagne.

Pour emporter une telle décision, celle de mettre Brest à trois heures de Paris, il faut un argumentaire solide et une forte mobilisation. Or jusqu’ici votre attitude donnait à penser que vous aviez renoncé.

Je vous ai interpellé lors de la réunion du comité syndical du pôle métropolitain du pays de Brest du 19 décembre dernier pour l’examen du SCOT. Il y avait des tas de flèches figurant nos ambitions à long terme de nouvelles infrastructures y compris un franchissement de l’Elorn entre Landerneau et Guipavas, mais pas trace de la LGV. D’ailleurs l’urbanisation des possibles corridors de passage rend à l’approche de Brest l’exercice scabreux. C’est encore possible à l’est de Landerneau. Or sans affirmation de priorités dans les SCOT, sans objectifs de réserves foncières, comment convaincre de notre ambition et de notre volonté ?

On apprend aussi que vous mettez en balance la desserte de l’aéroport par un transport en site propre et une deuxième ligne de tram dans Brest. Nous verrons à propos de la délibération 14 qu’une fois de plus c’est une vision morcelée et ne prenant pas en compte les données permettant de hiérarchiser les besoins que vous nous présentez.

Nous sommes convaincus qu’il faut revoir un plan de déplacement au niveau du pays de Brest et de la métropole pour fonder des choix innovants et de nouvelles infrastructures de transport. Nous y reviendrons.

Mais à ce stade, je m’en tiendrai au cadrage financier.

Nous avons été d’accord, Monsieur le Président, pour considérer que la réforme de la taxe d’habitation, qu’elle concerne 80 ou 100% des contribuables, est une erreur financière et démocratique. Alors, nous le verrons en examinant le budget, le nouveau calcul de réévaluation des bases nous donne un peu d’air en allant au-delà de l’inflation. Le gouvernement a aussi essayé de remplir les caisses avec la fiscalité sur les carburants en la qualifiant d’écologique : on a vu le résultat !

Mais nous ne serons pas d’accord, mais alors, pas du tout d’accord, pour augmenter le versement transport de 11% comme vous l’envisagez pour financer les nouvelles infrastructures de transport après 2020. Cet impôt est, dans sa réalité économique, une charge salariale. Il pèse sur l’emploi et le pouvoir d’achat.

Après les gilets jaunes anti-Macron, faut-il susciter de nouveaux motifs de colère d’une population recrue de charges ?

 En ce qui nous concerne, nous dirons non à toute augmentation de la fiscalité locale. »